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04/07/2010 -
Lettre hebdo : Pourquoi la volatilité érode les rendements Cher Membre, Les marchés que nous connaissons actuellement sont qualifiés de volatiles. En clair, cela signifie que les cours varient fortement d'un jour à l'autre et que cela dure depuis un certain nombre de jours. La "volatilité historique" donne une mesure de cette variation journalière des cours en prenant en compte ce qui s'est passé sur les 20 derniers jours et en extrapolant cette variation "moyenne" à une année entière. La volatilité historique vaut aujourd'hui quelque 27% pour l'indice EuroStoxx 50. Que signifient ces 27% ? En fait, cela veut dire que si le marché que représentent les 50 actions de l'EuroStoxx 50 se comportait au hasard, aléatoirement, selon une distribution "normale" (comme celle qui caractérise la distribution des tailles des individus dans une population humaine), on pourrait s'attendre, avec 95% de chances de ne pas se tromper, à ce que le rendement de l'année se situe quelque part entre (i) le rendement historique moyen de cet indice + 54% et (ii) le rendement historique moyen de l'indice – 54%. Cela nous fait une plage d'incertitude de 108% ! Si on ne veut avoir qu'une chance sur 100 de ne pas se tromper (au lieu de 5), la plage à prendre en considération serait alors de 162%. Ca ne fait pas très sérieux, je sais, mais c'est pourtant la réalité des choses. La "volatilité implicite", dont vous avez peut-être entendu parler est, calculée (à la différence de la volatilité historique, qui est, elle observée). Ce calcul est établi sur base des prix de transaction réels des options, au moment même du calcul. La volatilité implicite a dès lors pour avantage, par rapport à la volatilité historique, qu'elle présente moins de retard que cette dernière. Elle est plus actuelle. Elle n'est cependant ni plus, ni moins prédictive que la volatilité historique. La volatilité implicite, calculée pour l'EuroStoxx 50, vaut aujourd'hui de l'ordre de 35%. Elle est donc sensiblement plus élevée que la volatilité historique. L'écart entre ces deux volatilités donne lieu à des interprétations intéressantes que nous n'aurons pas l'occasion de développer ici. Est-ce intéressant ou non de connaître des périodes de forte volatilité ? C'est intéressant pour le trader, car cela lui procure des opportunités. Pour l'investisseur qui opère en bourse dans le but de faire des placements, ce n'est pas intéressant. Car la volatilité érode les rendements. Imaginons en effet deux marchés distincts, dont on mesure la performance mensuellement. On relève que le premier de ces deux marchés donne sur un an, les rendements mensuels successifs suivants :
Le second marché, dont la succession des rendements mensuels figure ci-après, fait, lui aussi, un rendement mensuel moyen de 2%, mais ces rendements mensuels présentent beaucoup moins de vairations, comme on peut le voir :
La volatilité annuelle du second marché n'est, elle, que de 2.5% par an. Au total, le premier marché aura eu un return sur l'année de 3.8% tandis que le return du second marché sera lui, de -2%. Vous voyez l'effet de la volatilité ? Des returns mensuels moyens identiques donneront des returns annuels totaux plus bas si la volatilité est élevée. On dit que la volatilité érode les returns. On peut encore illustrer ce phénomène autrement en imaginant un marché qui fait alternativement, pendant 12 mois, +10% et -10%. Au bout de l'année, le return total moyen est de 0% (6 x +10% et 6 x -10%). Mais en pratique, comment va évoluer un capital de 100 soumis à de telles fluctuations ? Voici les valeurs prises par le capital de départ de 100 à la fin de chacun des 12 mois :
A la semaine prochaine,
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