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Les dessous de la méthode : Notre système d'analyse boursière Constat
: Les recommandations boursières sont en général inconsistantes |
"Je suis chaque jour inondé par une masse d'informations boursières de qualité. Il y en a tellement que je ne peux pas les digérer et, en définitive, j'ai l'impression d'être mal informé sur les marchés . Je suis frustré, je ne sais plus que penser et finalement, mes décisions concernant le choix de mes actions redeviennent intuitives". |
Combien d'entre vous ne se reconnaissent-ils pas dans cette confession-complainte de boursicoteur désabusé?
Rien n'est plus difficile que choisir une action pour son portefeuille, de déterminer le moment où il faut l'acheter et celui auquel il faudra la vendre.
En effet, pour chaque action cotée en bourse, vous trouverez toujours bien un analyste qui vous donnera une recommandation "Achat" ou même "Achat fort" et, exactement au même moment, un autre analyste qui émettra un avis "Vente" ou même "Vente forte". Qui croire, qui suivre ? Le premier, le second ou la moyenne des deux ?
Si les analystes qui sont payés chèrement pour suivre, chacun à temps plein, quelques sociétés sur l'année, ne sont déjà pas d'accord entre eux, comment voulez-vous, surtout si vous êtes non professionnel, vous forger vous-même une opinion pertinente ?
Si même vous prenez la moyenne des recommandation des analystes(consensus), qu'obtiendrez-vous dans le cas qui précède ? Une indétermination totale. Savez-vous que lorsqu'on examine les recommandations de toutes les actions d'une place boursière, on trouve rarement plus de 20% des titres pour lesquels la recommandation consensuelle est "Vente" ou "Vente forte". Est-ce à dire que 80% des titres doivent être achetés ou conservés ? Vous savez bien que non et la moyenne des recommandations boursières (le "consensus") n'est pas un bon indicateur de vente ou d'achat des actions. De nombreuses études ont prouvé que ces recommandations étaient toujours partiales et ceux d'entre vous qui ont suivi cette stratégie s'en sont probablement déjà mordu les doigts.
Si vous suivez les journaux financiers ou les sites boursiers courants, vous êtes inondés d'informations sur les sociétés cotées en bourse. Le problème est que ces informations vont elles aussi dans tous les sens, d'un jour à l'autre ou d'une source à l'autre, créant un "bruit" constant dont il est bien difficile d'extraire l'information utile, de distinguer l'important de l'accessoire, le vrai du faux, la révélation de l'intoxication. Combien de fois n'avez-vous pas appris une bonne nouvelle sur une société, acheté dare-dare l'action, puis vu le cours descendre dans les heures ou les jours qui ont suivi; on vous explique alors que le marché s'attendait à mieux que la bonne nouvelle annoncée, que les cours avaient déjà intégré cette bonne nouvelle, ou finalement que la bonne nouvelle en question n'était en fait qu'une mauvaise nouvelle déguisée !
Face à ces difficultés, beaucoup se réfugient dans le "buy and hold", se disant qu'acheter des actions est un investissement de long terme et que les titres acquis monteront toujours bien. Autant nous partageons l'avis qu'acheter en bourse doit se faire dans une perspective de long terme (pour ne pas devoir vendre à un moment de creux boursier par exemple), autant nous pensons que les titres qui garnissent le portefeuille doivent être constamment arbitrés (et éventuellement changés). Toutes les sociétés connaissent des phases ascendantes et des phases descendantes. A quoi sert-il de garder une société dont le cours va descendre tout au long de l'année lorsque l'action peut être remplacée par celle d'une société dont le cours va monter. Cet arbitrage permanent des lignes du portefeuille est une condition essentielle pour sur-performer les marchés.
Notre approche est 100% rationnelle. Elles est insensible au bruit du marché ou aux rumeurs, car elle se base essentiellement sur des chiffres. Des chiffres qui, pour chaque action, sont suivis en continu, et introduits dans un algorithme minutieusement mis au point par nous et dont les paramètres de calcul sont régulièrement adaptés pour suivre les grandes évolutions des marchés. C'est cet algorithme qui détermine à chaque moment si une action doit être
achetée,
conservée ou arbitrée ou
liquidée, sans état d'âme.
Les chiffres que nous utilisons pour faire tourner l'algorithme sont essentiellement :
Le bénéfice par action est l'un des moteurs les plus puissants dans l'évolution du cours des actions. En payant une action un certain prix, on paie en fait la prévision de bénéfice futur. On achète toujours une action pour ce qu'elle va faire, pas pour ce qu'elle a fait. Qui ne connaît le fameux P/E (price/earnings ratio, en anglais) ou le C/B (rapport cours/bénéfice, en français). On dit qu'une action est chère quand son P/E (C/B) est élevé et qu'elle est bon marché si son P/E est faible. On sait que chaque place boursière a son P/E caractéristique et que chaque secteur, à un moment donné, a aussi son propre P/E.
Dire qu'on accepte un certain P/E pour une action revient à accepter l'idée que si le bénéfice (earnings) de la société est annoncé en hausse, on acceptera alors de payer l'action plus cher qu'avant l'annonce (et vice-versa, bien évidemment).
Ainsi l'étude du bénéfice, dans sa valeur absolue, n'a pas beaucoup d'intérêts quand on s'intéresse aux variations du cours de l'action. Une action dont le bénéfice est pronostiqué depuis un certain temps se sera stabilisée à un niveau de prix correspondant à cette prévision de bénéfice. On dit que le cours a intégré la prévision.
Par contre, ce qui est intéressant, c'est d'étudier les variations des prévisions de bénéfice. Au moment où on se rend compte que le bénéfice d'une société ne sera pas de 10 mais bien de 20, c'est là que le cours de l'action va bondir dans les jours qui suivent, puis continuer à augmenter pendant un certain temps, jusqu'au moment où sa cote aura suffisamment augmenté que pour intégrer la bonne nouvelle. A ce moment, le prix se stabilisera à nouveau, dans l'attente de nouvelles futures, bonnes ou mauvaises.
Dès que les analystes revoient leurs prévisions de bénéfices, les premiers à réagir sont les investisseurs institutionnels. Ainsi, si un bénéfice est revu sensiblement à la hausse, les investisseurs institutionnels vont chercher à renforcer leurs positions pour bénéficier des plus-values qui vont suivre. Comme les investisseurs institutionnels jouent sur de grands volumes d'actions, ils vont devoir fractionner leurs ordres d'achat et les étaler sur un certain nombre de jours. Au fil du temps qui passe, d'autres investisseurs seront informés ou remarqueront l'engouement qui entoure l'action et emboîteront le pas. Ces nouveaux achats ne feront que renforcer la tendance haussière. Au bout d'un certain temps, la valeur du titre aura intégré la bonne nouvelle et la croissance du cours s'estompera. L'action sera "à son prix" et le marché pour elle sera efficient.
Mais, si entre temps une nouvelle révision à la hausse du bénéfice a été rendue publique, la croissance du cours reprendra de plus belle, pour intégrer la nouvelle bonne nouvelle. A l'inverse, si entre temps, une révision à la baisse prend place, la croissance sera interrompue prématurément.
On comprend ainsi que les variations à la hausse du consensus du bénéfice par action constitue pour le cours de cette action, le "fuel" qui va alimenter le moteur de sa croissance.
La première révision à la hausse va constituer l'impulsion initiale qui va faire décoller le cours. Ce premier apport de fuel va être "consommé" en quelques semaines, quelques mois tout au plus et rien ne servira alors de garder l'action en portefeuille. Par contre, si on enregistre de fréquentes révisions à la hausse des prévisions bénéficiaires (mêmes minimes), c'est comme si on ré-alimentait continuellement en carburant le moteur de la croissance. Cette dernière restera soutenue et on peut alors garder l'action plus longtemps.
Au moment où il n'y a plus de ré-alimentation ou au moment où une révision à la baisse vient contrecarrer la tendance haussière établie, l'algorithme dégrade son appréciation de l'action.
Nous ne sommes pas des fervents de l'analyse technique et des figures chartistes, lesquelles sont sensées détecter les points d'inflexion, où les cours vont monter ou descendre. Il y a pourtant un tas de choses sensées dans ces disciplines, et nous en utilisons quelques outils. Par exemple : la Volatilité, l'Average True Range, la Régression linéaire et son R², les plus hauts et plus bas 52 semaines, l'Advance-Decline, les analyses de Fourier et les décompositions en fonctions périodiques (pour notre analyse "cyclologique"), …
Nous ne sommes pas non plus de fervents amateurs des Stop-Loss, même si nous ne nions pas le bien-fondé de cette technique, en ce qu'elle touche à la protection du capital en tout cas.
Le problème avec les Stop-Loss est que, la plupart du temps, on vend au plus bas sur de simples "respirations du marché". Cela coûte cher en rendement !
Nous préférons plutôt la notion de Stop-parachute, qui doit constituer une vraie sortie de secours et pas un mécanisme habituel de trading. Après tout, quand on monte en avion, on ne saute pas en parachute chaque fois qu'on arrive à destination : on attend que l'avion se pose et on ne se sert du parachute que si l'avion est en feu. La philosophie du Stop parachute est la même.
Comme pour l'entrée, où nous identifions chaque semaine les actions recommandées, nous utilisons, pour la sortie, des indicateurs boursiers qui annoncent l'affaiblissement prochain de l'action. Ces indicateurs boursiers sont bien entendu basés aussi sur les variations de BPA mais aussi sur les modifications de comportement des sociétés analysées par rapport aux mouvements de leur secteur.
Comme nous l'avons déjà mentionné plus haut, les recommandations des analystes, ou même la moyenne de leurs recommandations Boursières , n'a pas beaucoup de pertinence. Ainsi, une étude américaine a montré que si, sur la période d'avril 1992 à septembre 2002, dans un large univers d'actions, on acquérait systématiquement les actions de cet univers qui étaient les plus recommandées par les analystes, on aurait obtenu un rendement de portefeuille de 7,8% par an sous-performant le rendement du portefeuille (8 %) qui aurait contenu toutes les actions de l'univers (les plus recommandées comme les plus déconseillées). L'étude va même plus loin puisqu'elle conclut qu'en période de récession boursière, un portefeuille constitué des actions honnies par les analystes (les "sell" et les "strong sell") performe mieux que le portefeuille constitué des actions les plus recommandées ("buy" et "strong buy").
En conclusion, notre système consiste à sélectionner scientifiquement des actions de sociétés déjà prisées par les investisseurs et pour lesquelles les nouvelles récentes sont susceptibles de générer, dans un avenir proche, des hausses de cours sensibles (les actions à acheter). Nous étudions tous les signes précurseurs de l'essoufflement, en nous basant essentiellement sur les fondamentaux de l'entreprise et en les replaçant dans leur contexte sectoriel. Cette analyse nous permet de sortir à temps, statistiquement bien entendu, et d'éviter d'utiliser les Stop (grands consommateurs de rendement) comme une technique de sortie.
Notre méthode ne s'intéresse en aucune manière aux actions spéculatives et elle est pratiquement insensible aux rumeurs du marché.
Les actions acquises en portefeuille sont conservées tant qu'elle n'ont pas épuisé le "fuel" qui alimente le moteur de leur croissance (voir explications ci-avant), des ré-alimentations en "fuel" pouvant parfois prolonger la durée de garde pendant de nombreux mois. Typiquement, une action est gardée 1 à 3 mois en portefeuille pour être ensuite remplacée par une action ayant des indicateurs plus prometteurs.
Notre système s'entend pour une application statistique. Cela signifie que si vous acquérez UNE ou DEUX ou TROIS actions recommandées par le système, vous n'avez aucune garantie de les voir "décoller". Par contre, si vous acheté au moins 6 actions recommandées, vous aurez statistiquement, la chance de voir décoller un certain nombre d'entre elles et d'arriver ainsi à sur-performer le marché.
Ce système ne vous garantit pas non plus que vous allez faire du profit en toutes circonstances. Si le marché est en récession et que les bourses descendent, il vous permettra simplement de moins descendre que le marché.
Ce système a donc pour objectif essentiel de vous faire SUR-PERFORMER le marché.
Le niveau de SUR-PERFORMANCE dépend évidemment de l'indice de référence que vous choisissez. Nous avons choisi l'Eurostoxx qui nous paraît le plus approprié. Mais vous pourriez prendre d'autres indices de référence, comme le Standard & Poor 350 par exemple.
Tous les spécialistes vous diront que sur-performer le marché est extrêmement difficile et que seuls 20% des gestionnaires de fortune parviennent à le faire. Ces gestionnaires, qui sont très recherchés, ne gèrent bien évidemment que de très grosses fortunes, parce que seules les commissions sur de très gros volumes peuvent les rémunérer à la hauteur de leurs exigences.
Grâce à ce site vous pouvez maintenant :
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